Pour Volotea qui se débat dans une situation financière déplorable, Que Choisir, une association française de consommateurs et d’usagers, la met au jour pour non-respect des normes et des exigences légales européennes (les itinéraires que Volotea cessera d’exploiter en France).
La compagnie à bas coût, comme on le sait, a annulé de nombreux vols sur son réseau en raison de la réduction de sa flotte. En France, elle informe les voyageurs par courrier qu’elle supprime des services. Plus précisément, elle indique aux voyageurs que les remboursements « peuvent prendre jusqu’à 30 jours », alors que la réglementation fixe un délai maximal de sept jours. (Volotea réduira sa taille pour tenter de survivre.)
C’est la plainte la plus grave, mais elle n’est pas unique. Que Choisir accuse aussi Volotea que lorsque elle annule un vol, au lieu de faire ce que dit la réglementation, qui est de rechercher un vol de remplacement pour le voyageur, elle lui dit de se débrouiller, payer le billet neuf et ensuite lui passer la facture, dont le paiement n’est pas garanti à 100%. Que Choisir révèle le cas d’un voyageur de Lyon à Málaga dont le vol de retour prévu le 28 dernier a été annulé sans qu’une alternative lui ait été proposée.
Dans sa lettre adressée aux passagers victimes d’annulations, Volotea affirme que « leurs demandes d’indemnisation ou de remboursement de frais seront examinées selon des critères de raisonnabilité », non précisés. Interrogée par les médias, Volotea confirme que « il nous est impossible de confirmer d’avance si une dépense donnée sera remboursée ni le montant qui sera vraisemblablement couvert ».
Volotea analyse ses obligations légales en fonction de ses finances précaires, scénario que les clients ne sont pas prêts à accepter.

