Ryanair a annoncé que, en raison de l’augmentation du prix du carburant utilisé par les avions, elle allait réduire son offre initiale de vols pour cet hiver. Hier, les premiers vols supprimés ont commencé à être constatés (Crise aérienne à la vue : réductions de vols et augmentation des tarifs).
Dans de nombreux cas, il s’agit simplement d’un abaissement des fréquences, ce qui permet de maintenir les itinéraires et de faciliter le réacheminement des passagers. C’est ce qui se produit à Lamezia Terme, Treviso et Bérgamo en Italie. On observe une réduction des vols vers pratiquement toutes les destinations, mais surtout vers les lieux où les fréquences sont les plus élevées, comme les liaisons intérieures italiennes ou vers Stansted (Ryanair supprime des vols à cause du coût du carburant).
En France, des dessertes dans le sud du pays ont été diminuées. Les vols entre Londres et Manchester vers Carcassonne disparaissent pour l’hiver, à l’exception d’une brève réouverture en décembre. Il en va de même pour certaines liaisons entre Londres et Béziers.
Dans ces cas, la raison précise de la décision n’est pas toujours claire, mais il est fréquent que Ryanair se plaigne des tarifs appliqués par les aéroports secondaires français et des surtaxes inhérentes à leur exploitation en raison des impôts étatiques.

