La petite italienne change de tempo et assume une nouvelle énergie. Après l’offensive 100 % électrique, la marque prépare une version hybride pensée pour 2026, avec une promesse claire : plus de sobriété, la même dose de charme, et une agilité parfaite pour la ville. « Moins d’essence, plus de sérénité », pourrait-on résumer, sans caricaturer son caractère.
Design: iconique, mais plus affûtée
À l’extérieur, le style reste rond, compact et immédiatement reconnaissable. Les optiques en œil de chat signent toujours la face avant, désormais traversée par des touches chromées plus fines et un liseré lumineux continu. Les proportions demeurent urbaines — capot court, vitrage généreux — avec une calandre quasi fermée qui rappelle la variante électrique.
À l’arrière, les feux en forme de carré creusé composent une signature lumineuse forte, quand les jantes de 17 à 18 pouces dynamisent le profil sans sacrifier le confort. Les teintes pastel — bleu clairet, vert menthe, ou rouge profond — mettent en scène une élégance italienne qui n’oublie pas la joie.
Chaîne hybride: douceur, efficience et peps urbain
Sous le capot, on attend un ensemble 48V mariant un petit bloc turbo essence à un moteur électrique intégré à une boîte automatisée. L’idée : démarrages en mode zéro émission, manœuvres tout-électrique et relances plus tendues grâce au couple immédiat du moteur e. Les puissances visées graviteraient autour de 100 à 136 ch, avec un accent sur la progressivité plutôt que sur la course à la vitesse.
La batterie, de faible capacité, se recharge en roulant via la récupération d’énergie. En ville, la voiture pourra « glisser » souvent sans solliciter le thermique, ce qui réduit bruit et vibrations. Sur route, le calibrage devrait privilégier une boîte réactive, mais jamais brutale, pour garder ce sentiment de conduite simple et fluide. « Mission : réduire la consommation sans éteindre le plaisir », résume-t-on du côté de l’ingénierie.
Vie à bord: chaleur italienne, tech sans chichi
L’habitacle mélange tissus soignés et plastiques bien ajustés, avec des inserts colorés façon carrozzeria. Devant le conducteur, un combiné numérique compact donne l’essentiel, pendant qu’un écran central de 10,25 pouces gère navigation, musique et connectivité. Apple CarPlay et Android Auto fonctionnent sans fil, et la commande vocale couvre les usages du quotidien.
Les rangements ont été pensés « à la milanaise » : sobres, mais malins. Boîte à gants profonde, bac central fermé, chargeur de téléphone induction. À l’arrière, l’espace reste correct pour deux adultes, avec une banquette fractionnable 60/40 et un coffre généreux pour une citadine. La finition privilégie des matériaux recyclés, signe d’une transition plus responsable.
Aides à la conduite: sécurité de série
Le chapitre sécurité progresse, avec régulateur de vitesse adaptatif, maintien dans la voie, surveillance des angles morts, et freinage d’urgence avec détection de piétons / cyclistes. L’assistance embouteillages promet une conduite plus détendue, surtout en centre-ville. Ici, la philosophie reste claire : des aides utiles, jamais envahissantes.
Comportement: compacte, donc agile
Le châssis privilégie la maniabilité et la garde au sol raisonnable pour affronter ralentisseurs et rues étroites. Le rayon de braquage court et la direction légère aident au quotidien, tandis que la suspension filtre les irrégularités sans donner l’impression de flotter. En mode Sport, la pédale de droite devient un peu plus vive, mais l’ADN reste celui d’une urbaine civilisée.
Équipement et options: l’essentiel, plus le style
La dotation de base devrait inclure feux LED, capteurs de stationnement, caméra de recul à haute définition et clim automatique. Les finitions supérieures miseront sur les packs style (jantes, inserts, selleries), la sono premium, et quelques touches luxueuses comme les sièges chauffants ou le volant gainé.
- Pour bien choisir : version « City » pour un équipement rationnel, « Style » pour le look et la connectivité, « La Prima » pour tout avoir sans se poser de questions.
Prix et calendrier: accessible par vocation
Côté budget, l’objectif reste net : proposer un ticket d’entrée plus doux que la variante électrique, afin de séduire ceux qui ne peuvent pas encore passer au tout-électrique. On peut s’attendre à un positionnement « autour » des citadines hybrides concurrentes, avec des offres de loyer mensuel agressives et de bonnes valeurs résiduelles. Arrivée envisagée en 2026, avec ouverture des commandes peu après la présentation officielle.
Pour qui ?
La formule parle aux urbains qui veulent du style assumé, une auto facile à vivre, et une consommation maîtrisée sans dépendre de la recharge. Elle vise aussi les jeunes familles qui circulent majoritairement en ville, mais s’autorisent une évasion de week-end sans contrainte.
Ce qu’il reste à préciser
Demeurent quelques points clés : consommations homologuées, puissance finale, et détails de la gamme. L’agrément en pur électrique à très basse vitesse, l’efficacité de la récupération, ou encore la modularité du coffre seront scrutés. On suivra aussi l’arrivée d’éventuelles séries spéciales, toujours prisées pour leur touche iconique.
Au fond, la proposition semble claire : une petite auto qui assume son héritage, embrasse une techno plus sobre, et s’adresse aux conducteurs qui veulent « rouler simple et rouler beau » — sans faire l’impasse sur le plaisir.

