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L’incertitude économique mondiale continue d’influencer les marchés des devises, alors que les investisseurs évaluent les développements géopolitiques, les prix de l’énergie et les perspectives d’inflation. Ces facteurs restent importants pour la livre sterling et l’euro, car tout changement de sentiment du marché pourrait affecter les taux de change pour les personnes transférant de l’argent vers ou depuis la France.
En Europe, l’attention demeure portée sur les perspectives économiques de la France et l’incertitude politique, avec des préoccupations concernant les finances publiques et l’environnement économique plus large pouvant peser sur l’euro. La performance de la livre sterling face à l’euro continuera à dépendre des évolutions des deux côtés de la Manche, alors que les investisseurs évaluent la solidité relative des économies britannique et de la zone euro.
À l’avenir, les marchés suivront de près les nouvelles données économiques et les signaux des banques centrales afin d’évaluer la direction probable des taux d’intérêt. Les tendances de l’inflation, les chiffres de la croissance et les développements politiques pourraient tous influencer le prochain mouvement de la livre face à l’euro. Pour quiconque achète un bien immobilier en France, déplace des économies ou gère des paiements réguliers entre le Royaume‑Uni et la France, les mouvements des taux de change restent une considération importante.
L’Iran avertit d’une réponse « plusieurs fois plus forte » à toute nouvelle frappe américaine
Les tensions au Moyen-Orient se sont à nouveau intensifiées au cours du week-end. Des services de renseignement américains auraient averti que l’Iran a sensiblement accru ses efforts pour viser des responsables américains tant dans la région qu’à l’étranger, poussant le Département d’État à mettre à jour les conseils de voyage pour quatorze pays du Moyen‑Ouest. Le président Trump a déclaré qu’il pesait une réponse militaire renouvelée contre l’Iran, tandis qu’un responsable militaire iranien a averti que toute action limitée des États‑Unis serait rencontrée par une réponse « plusieurs fois plus forte », citant l’état actuel de préparation du pays.
Par ailleurs, le président Trump a accusé l’Iran d’avoir fabriqué des rapports d’attaques de tankers dans le détroit d’Ormuz afin de faire monter les prix du pétrole avant les prochaines élections américaines, une affirmation que l’Iran dément. Des attaques sur les navires et des cibles régionales se sont poursuivies durant le week-end, y compris des frappes de missiles interceptées visant l’Arabie saoudite.
Concernant la Russie et l’Ukraine, il y a eu une évolution plus constructive. Les deux parties se sont entendues vendredi sur un cessez‑le‑feu local dans la ville occupée par les Russes, Oleshky, négocié par la Première dame des États‑Unis Melania Trump, et devant prendre effet cette semaine afin de faciliter l’acheminement d’aide humanitaire et l’évacuation des civils. Par ailleurs, des négociateurs de l’Ukraine, de la Russie et des États‑Unis ont convenu d’organiser des pourparlers techniques sur la paix à Abu Dhabi au cours de la première moitié de novembre.
Il convient de considérer cela comme une étape précoce et localisée plutôt que comme une percée plus large : la Russie continue d’exiger que l’Ukraine cède des territoires supplémentaires dans la région du Donbas, ce que Kyiv a rejeté, et les deux camps continuent d’échanger des attaques à longue portée ailleurs sur le front.
Pour le marché des changes, l’effet net de ces développements a été une légère hausse de la demande pour les valeurs refuges traditionnelles, accompagnée d’une volatilité persistante des prix du pétrole, deux facteurs pertinents pour la livre sterling, l’euro et les monnaies liées aux matières premières cette semaine.
Tous les regards tournent vers le Budget britannique de mercredi
Le chancelier John Healey présente son premier Budget britannique ce mercredi 28 octobre, et il arrive à un moment particulièrement sensible. Une hausse soutenue des coûts d’emprunt gouvernementaux this year a considérablement réduit la marge budgétaire de Healey, passant d’un chiffre estimé dans les dizaines de milliards de livres au printemps à environ 11 à 20 milliards aujourd’hui, selon l’estimation utilisée, celle de l’Institute for Fiscal Studies se situant à l’extrémité supérieure de cette fourchette. L’emprunt du gouvernement britannique est également revenu près de 2 milliards de livres au‑dessus des prévisions officielles en septembre, ajoutant encore de la pression.
Les attentes penchent vers un Budget prudent axé sur le réassurance des marchés obligataires plutôt que sur de grands engagements en matière de dépense, des informations suggérant que le chancelier privilégie la stabilité plutôt que les ambitions budgétaires plus vastes évoquées plus tôt cette année par le Premier ministre Burnham.
La dynamique clé pour la livre sterling n’est pas tant liée aux politiques spécifiques annoncées qu’à la crédibilité perçue du plan par les investisseurs obligataires. Un Budget perçu comme fiscalement discipliné pourrait aider à atténuer la hausse récente des coûts d’emprunt et soutenir la livre, tandis qu’un Budget perçu comme trop ambitieux sur les dépenses risque de pousser les rendements à la hausse pour des raisons discutables, une dynamique que le marché surveille particulièrement depuis le mini‑Budget de 2022.
Notamment, les investisseurs ont jusqu’à présent été bien moins alarmés par la position budgétaire du Royaume‑Uni que par celle de la France, de l’Italie ou des États‑Unis, ce qui a contribué à maintenir la livre relativement résiliente près de ses sommets sur plusieurs mois face à l’euro à l’approche de mercredi.
La Réserve fédérale se réunit mercredi, les marchés privilégiant fortement une pause plutôt qu’une troisième hausse consécutive
La réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale se conclut mercredi, le même jour que le Budget britannique, avec la décision et la conférence de presse du président de la Fed, M. Warsh, prévues en soirée, heure du Royaume‑Uni. Après avoir relevé les taux en septembre pour la première fois depuis environ trois ans, la Fed est désormais largement attendue à une pause cette semaine, les marchés de prévision et les prix à terme attribuant une probabilité d’environ 90 % à une décision de maintien et une hausse d’un quart de point en décours étant beaucoup moins probable.
Une hausse en décembre demeure la fenêtre privilégiée du marché pour tout resserrement supplémentaire cette année et est considérée comme bien plus probable qu’un mouvement en octobre.
Warsh continue de s’éloigner de tout guidage prospectif sur le rythme des évolutions futures, refusant à plusieurs reprises de pré‑engager sur une trajectoire particulière lors de ses apparitions publiques récentes. Cela maintient les marchés plus dépendants des données entrantes que des signaux fournis par les banques centrales.
Avec la Fed largement attendue au statu quo, la source principale de volatilité pour le dollar cette semaine pourrait provenir du Budget britannique de mercredi et de la décision de la BCE jeudi, arrivant si près l’un de l’autre, plutôt que de l’annonce de la Fed elle‑même.
L’EUR reste globalement stable alors que l’activité des entreprises de la zone euro s’affaiblit et renforce les attentes d’une pause de la BCE cette semaine
L’euro a évolué de façon globalement stable tout le week‑end, se stabilisant quelque peu après une période de sous‑performance alimentée par des inquiétudes budgétaires françaises. Les données préliminaires de l’enquête sur l’activité des entreprises publiées la semaine dernière ont été plus faibles que prévu dans l’ensemble de la zone euro, et la lecture française indiquait une contraction persistante, renforçant les attentes du marché que la Banque centrale européenne maintienne ses taux inchangés lors de sa réunion de jeudi, soit le lendemain du Budget britannique et de la décision de la Fed.
De manière encourageante, les spreads obligataires périphériques de la zone euro, y compris celui de la France, se sont quelque peu resserrés alors que la pression de fuite vers la qualité la plus aiguë des dernières semaines s’est atténuée, même si les prix de l’énergie continuent de pousser les anticipations d’inflation plus haut dans la région.
CAD recule alors que la demande de valeur refuge s’estompe et que les prix du pétrole cèdent à leurs sommets récents
Le dollar canadien a cedé une partie de ses gains importants de la semaine dernière, alors que la demande de valeur refuge à court terme s’étiolait après les commentaires du président Trump qui rejettent une frappe immédiate sur l’Iran, ce qui a atténué quelque peu l’élan des prix du pétrole après leur récente progression.
Étant donné que le CAD a suivi de près les cours du pétrole et les titres du Moyen-Orient ces dernières semaines, ce recul illustre à quel point le sentiment peut basculer rapidement dans les deux sens. La Banque du Canada ne se réunit pas de nouveau avant plus tard cette semaine, et les marchés continuent d’attribuer une probabilité nettement élevée à une hausse des taux lors de cette réunion, une dynamique qui demeure un soutien clé pour la devise même lors d’une journée plus calme pour le pétrole.
MXN s’affaiblit vers son plus faible niveau en un an alors que l’écart de taux d’intérêt entre les États‑Unis et le Mexique se resserre
Le peso mexicain demeure sous pression, se négociant près de son plus faible niveau en environ un an alors que l’écart de taux d’intérêt entre les États‑Unis et le Mexique se resserre. Banxico a maintenu son taux directeur stable ces derniers mois, et les marchés prévoient une forte probabilité qu’il le maintienne inchangé lors de sa prochaine réunion en novembre, tandis que la hausse de septembre de la Réserve fédérale et la perspective d’un resserrement supplémentaire en fin d’année continuent d’éroder l’attrait du carry trade du peso par rapport aux actifs américains.
Une aversion accrue au risque alimentée par les tensions au Moyen‑Orient a ajouté à la pression ces dernières sessions, bien que cet effet se soit quelque peu dissipé au cours du week‑end. Avec un calendrier de données mexicaines relativement léger cette semaine, la devise devrait rester principalement guidée par le sentiment autour de la décision de la Fed de mercredi et le contexte géopolitique plus large.
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